Le prompt art consiste à utiliser une intelligence artificielle afin de créer des œuvres d’art, dans son processus de création ou dans son résultat final.
Le principe est que l’utilisateur d’une interface informatique écrit des mots clés dans une zone de texte, dont l’intelligence artificielle va se servir pour générer une ou plusieurs œuvres : « Comme quand on lit un prompteur ».
Le prompt, est un bout de texte qui va passer par une série d’algorithmes, un réseau de neurones pour générer une image, une vidéo ou une musique.


Générer de l’art à partir d’une base de donnée d’images existe depuis les années 2010. Des œuvres sont ainsi produites à l’aide d’une intelligence artificielle, comme le Portrait d’Edmond de Belamy, créé en France en 2018 par le collectif Obvious, qui est vendu 432 000 € aux enchères, chez Christie’s. https://obvious-art.com/la-famille-belamy/
L’ouverture de ces technologies au grand public n’arrivera que dans les années 2020 avec la création de logiciels comme DALL-E (créé en 2021), Midjourney (2022), Scrypr (2022), NightCafé (2019), ou Snowpixel (2021), qui génèrent « des images complexes à partir de légendes de photos disponibles sur internet », ce qu’on appelle le « Text to Image » (Conversion de Texte en Image).
Le 26 août 2022, une œuvre générée par une intelligence artificielle gagne un concours de beaux-arts, la Colorado State Fair Fine Arts Competition (Colorado, États-Unis) : Théâtre D’opéra Spatial, de Jason M. Allen, un concepteur de jeux vidéo de 39 ans, a été généré par Midjourney. Le jury et les autres artistes n’étaient pas au courant que cette œuvre avait été conçue artificiellement, ce qui a généré une polémique autour de la qualification d’art une œuvre qui n’a pas été complètement produite de la main et de l’esprit d’un artiste, et qui utilise d’autres images existantes, ce qui pose la question du plagiat. Les organisateurs de la compétition ont dû revoir les termes des modalités du concours pour l’année suivante.