-Le cut : c’est une coupe franche, un passage brusque d’un plan à un autre sans aucun effet optique. Il représente normalement 95% des plans.
-Le jump Cut : c’est une saute d’image. Effet obtenu en retirant un fragment au milieu d’un plan et en raccordant en cut le début et la fin de ce même plan : cela produit une saute à l’écran et un saut dans l’action Cela permet de dynamiser une action très longue : voiture qui arrive de très loin, personnage qui se rapproche de la caméra venant du fond d’un couloir
-Le montage alterné : série de plans donnant à voir en alternance deux actions simultanées (ou davantage), ayant lieu à distance. Par exemple, lors d’une poursuite, le montage effectue souvent un va-et-vient entre les poursuivants et les poursuivis. L’essentiel ici est que les deux actions se déroulent dans le même temps. Mais outre leur lien temporel, les deux actions ont souvent un lien de causalité (cause / conséquence).
-Le montage parallèle : C’est un type particulier d’alternance de plans ou de séquences n’offrant aucun rapport de simultanéité ou de causalité entre eux. Il est davantage l’expression d’une mise en rapport logique ou sémantique entre deux termes qui le plus souvent ne sont pas destinés à se rencontrer, puisqu’ils appartiennent à des temps et des espaces différents. Déterminé à la fois par le contenu et par le sens explicite ou implicite de la scène, le montage en parallèle sert souvent des figures de style comme la comparaison, la métaphore ou l’opposition.
-Le split-screen : c’est le procédé par lequel l’écran est divisé en deux ou plusieurs parties. D’abord alternative du champ/contrechamp, il est devenu un moyen de s’affranchir de l’arbitraire du montage. Figure emblématique des films de Brian de Palma, il y sert une sorte de schizophrénie de la vision absolue. Le split-screen travaille le lien selon 4 modes :-un lien spatial avec la figure du suspens (poursuivi et poursuivant occupent chacun la moitié de l’écran). -un lien optique incarné par exemple par le champ contrechamp -un lien plastique -un lien mental, qui, cousin de la surimpression filmique, contraint le spectateur à effectuer une synthèse imaginaire formant une 3ème image invisible.
Le cas du « plan de coupe » :
si un raccord de mouvement laisse à désirer, ou s’il y a une faute de raccord (30°, 180°, etc.), on peux utiliser des plans de coupe pour lier ses plans. Il s’agit d’un plan qui évoque l’action principale sans la montrer. Par exemple, pour un western, cela peut être un plan de l’enseigne d’un saloon qui bat, ou un nuage de poussière soulevé par le vent dans le désert. Mais attention, une utilisation excessive des plans de coupe va à l’encontre de l’évolution dramatique de la scène. Les plans de coupe peuvent aussi avoir un rôle dans le rythme du film : on peut par exemple enchaîner plusieurs plans de coupe rapidement.