Au XVIIème siècle, personne qui attribue à la couleur une place de choix la considérant aussi essentielle que le dessin ou la composition, par opposition aux défenseurs de la primauté du dessin.
La querelle du coloris ou des coloristes émerge à la Renaissance entre l’art de Raphaël, où le dessin prime, et celui du Titien, grand coloriste vénitien. Au XVIIème siècle, cette querelle se poursuit entre les partisans de Pierre-Paul Rubens (les rubénistes, coloristes qui privilégient la force de la sensation) et de Nicolas Poussin (les poussinistes, dessinateurs qui privilégient la forme), se prolonge au XIXème entre Eugène Delacroix et Jean-Auguste-Dominique Ingres. Cette querelle s’inscrit dans la querelle plus large des Anciens et des Modernes.
Voir extrait de la Revue ArtAbsolument N°9, 2004
Oeuvres en référence
au XVIème siècle : TITIEN / RAPHAËL
au XVIIème siècle : RUBENS / POUSSIN

Pierre Paul Rubens, L’Apothéose de Henri IV et la proclamation de la régence de Marie de Médicis, le 14 mai 1610, vers 1621-1625, huile sur toile de 394 x 727 cm, Musée du Louvre, Paris https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010060839
https://www.louvre.fr/decouvrir/le-palais/a-la-gloire-d-une-reine-de-france

Nicolas Poussin, Le Jugement de Salomon, 1649, huile sur toile de 101 x 150 cm, Musée du Louvre, Paris.
Analyse proposée sur le site du musée du Louvre : la composition de cette oeuvre
au XVIIIème siècle : DELACROIX / INGRES
Romantique

Eugène Delacroix, Mort de Sardanapale, Salon de 1827, huile sur toile de 392 x 496 cm, Musée du Louvre, Paris https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010065757
Néo – Classique

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Jupiter et Thétis, 1811, huile sur toile de 324 × 260 cm, Musée Granet, Aix-en-Provence. http://www.museegranet-aixenprovence.fr

